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Henri-Jean-Victor de Rouvroy de Saint Simon (né le 11 février 1782 - château des Doucets, Péreuil, Angoumois (auj. département de la Charente), mort le 18 mars 1865 à Paris), comte, puis marquis de Saint-Simon et pair de France, puis duc de Saint-Simon, est un général et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie Modifier

Henri Jean Victor de Rouvroy de Saint Simon appartient à une branche cadette de la célèbre famille de ce nom. Il est le petit-neveu du duc de Saint-Simon, grand d'Espagne de la première classe, capitaine-général des armées espagnoles, colonel du régiment des gardes wallonnes, décédé au mois de janvier 1819.

Consulat et Premier Empire Modifier

À l'âge de dix-huit ans, il entra au service comme simple hussard dans un régiment de volontaires, et fit, sous le général Moreau, les campagnes de 1799 et 1801 à l'armée du Rhin. Son régiment licencié en 1801, il passa dans la même année au 2e de carabiniers avec le grade de sous-lieutenant.

Il devint successivement officier attaché à l'état-major-général puis aide-de-camp du maréchal Ney. Saint-Simon reçut la décoration de la Légion d'honneur le 14 mars 1806, et fut grièvement blessé à la bataille d'Iéna le 14 octobre de la même année.

Il accompagna le maréchal Ney en Espagne (1808), où il fit à ses côtés deux campagnes en qualité de chef d'escadron. À l'armée d'Espagne, il commanda le 29e régiment de chasseurs, avec lequel il combattit souvent à l'avant-garde.

Autorisé en 1809 à prendre du service auprès du roi Joseph, il commanda un des régiments de sa garde Page d'aide sur l'homonymie : il prit une part brillante à la guerre de Catalogne, et se distingua particulièrement à la bataille de Vich (1813), où il reçut une balle en exécutant une brillante charge contre l'armée espagnole.

Restauration française Modifier

Aussitôt que la déchéance de l'Empereur fut prononcée, M. de Saint-Simon fut chargé de porter de nouvelles instructions aux maréchaux Soult et Suchet ; mais les hostilités ne furent suspendues que par le résultat de la bataille de Toulouse.

Après le retour de Louis XVIII, M. de Saint-Simon, qui s'était rallié avec empressement à la cause des Bourbons fut employé dans son grade de colonel comme sous-lieutenant des gardes du corps du roi, et obtint presque immédiatement la croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et le ruban d'officier de la Légion d'honneur les 5 juillet et 24 août 1814.

Il a reçu le brevet de maréchal de camp le 15 mai 1815 : cette dernière faveur lui fut accordée à Gand, où il avait suivi le roi Louis XVIII pendant les Cent-Jours. Il commanda en cette qualité, et sous le duc d'Aumont, les royalistes qui débarquèrent sur les côtes de la Normandie, et firent reconnaître « l'autorité légitime » dans une grande partie de « cette province ».

Après la seconde Restauration, M. de Saint-Simon fut attaché dans son grade de maréchal-de-camp à l'inspection générale de la cavalerie ; puis commanda successivement les départements du Calvados, départements de la Manche et du Loiret.

Jusqu'à cette époque, Victor de Rouvroy avait été connu sous celui de « vicomte de Saint-Simon ». Le décès de son grand-oncle (janvier 1819), le duc de Saint-Simon, l'appela en même temps à la grandesse d'Espagne (et au titre de duc de Saint-Simon[1]), et il fut créé « pair de France » (membre de la Chambre des pairs) le 5 mars suivant, sous le titre de « marquis de Saint-Simon ».

Il devint commandeur de la Légion d'honneur le 18 mai 1820.

Il a été nommé ambassadeur à Lisbonne[réf. à confirmer][2] puis à Copenhague en octobre 1821, puis. Le marquis de Saint-Simon est aussi chevalier de l'ordre du Mérite militaire de Bavière.

Il garda son ambassade au Danemark pendant plus de dix ans, malgré l'éclat de quelques excentricités : héritier de l'esprit caustique des Saint-Simon, il en rappelle toutes les bizarreries de caractère. On cite encore à Copenhague, entre autres excentricités, la tasse de café qu'il jeta par la fenêtre à la fin d'un diner diplomatique. MM. Bourgoing et Berthier de la Salle, alors secrétaires de légation, pourraient former un recueil très singularités dont ils eurent à souffrir avec lui. Il fallut toute l'indulgence du vieux roi Frédéric VI, pour le conserver comme représentant de la France. On chercha inutilement à diverses reprises un autre poste où l'on eût pu le faire accueillir.

Monarchie de Juillet Modifier

Il fut rappelé le 22 mars 1831, resta sans fonctions jusqu'au 6 septembre 1834, époque où, grâce à la bienveillance de Louis-Philippe Ier pour sa famille, il partit pour Pondichéry comme gouverneur général des possessions françaises dans l'Inde. Quelques années de séjour suffirent au marquis de Saint-Simon pour nécessiter son rappel.

Après son retour en France (1840), il fut promu lieutenant général le 18 décembre 1841, siégea au palais du Luxembourg parmi les soutiens de la politique ministérielle, inspecta en 1842 et 1843 le cinquième arrondissement Page d'aide sur l'homonymie de cavalerie, et commanda, de 1844 à 1848, la 17e division militaire (Corse).

Second Empire Modifier

Porté sur les listes de retraite par le gouvernement provisoire de 1848 et réintégré dans le service actif par le décret de 1852, M. de Saint-Simon fut compris, lors de la création du Sénat, dans la promotion du 26 janvier 1852.

Il soutint le gouvernement impérial avec le même zèle dont il avait fait preuve pour les monarchies précédentes.

Mis en possession, par le roi Louis XVIII, du manuscrit authentique des Mémoires du Duc de Saint-Simon, il a revendiqué sur cette grande œuvre des droits de propriété littéraire que la Cour impériale de la Seine a reconnus, et, par suite de la cession qu'il en a faite à MM. Hachette et Cie, ceux-ci ont publié, sous trois formats à la fois, la première édition correcte et complète de cet intéressant monument historique (1857).

M. de Saint-Simon, grand officier de la Légion d'honneur depuis 1828, a été élevé à la dignité de grand-croix le 30 décembre 1855.

Il est devenu l'unique rejeton mâle de ce nom par la mort de son fils, qu'un affreux accident de chasse lui a fait tuer de sa propre main. Mlle Blanche de Saint-Simon, sa fille unique, née en 1805, ne s'est pas mariée.

C'est sans doute comme grand d'Espagne qu'il s'est fait donner le titre de « duc » par le Moniteur[3].

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

  1. « Saint-Simon (Henri-Jean-Victor Rouvroy, marquis puis duc de » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]
  2. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 8, 1826 [lire en ligne] 
  3. André-François-Joseph Borel d'Hauterive, Les grands Corps politiques de l'État : biographie complète des membres du Sénat, du conseil d'État et du SénatCorps législatif, E. Dentu, 1852 [lire en ligne] 

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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