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Pierre Louis François Paultre
Vicomte Paultre de Lamotte
Pierre-Louis-François, vicomte Paultre de Lamotte, lieutenant général (1774-1830)[1], Jules de Vignon (1815-1885), 1851, musée de l'armée (Paris)

Origine Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Allégeance Flag of France République française
Flag of France Empire français
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Arme Infanterie puis Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17921830
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 9e régiment de cuirassiers
4e compagnie des gardes du corps
19e[2] (ou 7e[3]) division militaire (Lyon)
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre de Saint-Louis
(Commandeur)
Famille Famille Paultre[4]
Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire

Pierre Louis François, baron, puis vicomte Paultre de Lamotte (Saint-Sauveur-en-Puisaye, 3 février 1774Meaux (Seine-et-Marne), 6 juin 1840), est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Pierre Louis François Paultre de Lamotte naquit le 3 février 1774 à Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans la province de Bourgogne (auj. département de l'Yonne). Il était le frère de Jean Louis Paultre de Lavernée (1777-1852), député de l'Yonne (Cent-Jours), et le cousin[5] de Louis Paultre des Épinettes (1747-1797), député du bailliage d'Auxerre aux États généraux de 1789.

Guerres révolutionnaires Modifier

Sous-lieutenant au 24e régiment d'infanterie le 12 janvier 1792, lieutenant le 1er octobre suivant, il fit la campagne de 1792 à l'armée du Nord, et devint, le 22 mars 1793, aide-de-camp du général Hédouville, alors employé à l'armée de la Moselle.

Il rejoignit, dans le mois de septembre, le 24e régiment, qui était passé à l'armée du Rhin, et reçut, le 25 mai 1794[3], le brevet de capitaine. Il servit aux armées de Rhin-et-Moselle et de l'Ouest, pendant les ans III et IV. Le 22 frimaire de cette dernière année, il reprit ses fonctions d'aide-de-camp auprès du général Hédouville, et fit en cette qualité les campagnes de l'an V sur les côtes de l'Océan.

Nommé chef de bataillon provisoire le Année invalide (an VI) (19 février 1798[3]), il suivit son général à Saint-Domingue[2].

Rentré en France à la fin de l'an VII, et confirmé dans son grade le Année invalide (an VIII) (19 octobre 1799[3]), il passa, le 28 pluviôse[2] de la même année (17 février 1800[3]), dans la cavalerie, en qualité de chef d'escadron. Placé à la suite du 7e régiment de dragons le 4 ventôse suivant, il continua de servir comme aide-de-camp à l'armée de l'Ouest jusqu'en l'an IX.

Après la paix de Lunéville, il accompagna le général Hédouville, nommé à l'ambassade de Saint-Pétersbourg, et remplit diverses missions diplomatiques à Constantinople, en Crimée, sur les côtes de la mer Noire et dans l'intérieur de la Russie[2].

Guerres napoléoniennes Modifier

De retour en France à la fin de l'an XI, le premier Consul lui conféra le Année invalide (an XII) (15 décembre 1803[3]) le grade de major du 12e régiment de chasseurs à cheval, et la croix de la Légion d'honneur le 4 germinal suivant. Il fit avec ce corps les campagnes des ans XII et XIII à l'armée des côtes de l'Océan, et celles de l'an XIV et de 1806 à la Grande Armée.

Colonel du 9e régiment de cuirassiers le 31 décembre de cette dernière année, officier de la Légion d'honneur le 11 juillet 1807, et baron de l'Empire le 17 mars 1808, il resta en Allemagne en 1808 et 1809. À la bataille de Wagram un éclat d'obus le blessa grièvement à la jambe[2].

Général de brigade le 6 août 1811, il passa, dans le mois de mars 1812, au 3e corps de la Grande Armée, et prit, le 11 juin suivant, le commandement d'une brigade du 2e corps de réserve de cavalerie. Des raisons de santé l'ayant forcé de rentrer en France par congé dans le mois de janvier 1813, il demeura dans ses foyers jusqu'au mois de septembre, époque à laquelle l'Empereur l'admit à faire valoir ses droits à la retraite.

Les événements politiques ayant ajourné l'effet de cette décision[2], le général Paultre de Lamotte reçut, le 15 janvier 1814, l'ordre d'aller prendre le commandement de la levée en masse du département de la Marne.

Restauration française Modifier

Remplacé dans ce commandement, mis en disponibilité le 9 mars suivant, Louis XVIII le nomma lieutenant dans la compagnie des gardes du corps de Luxembourg le 1er juin 1814, chevalier de Saint-Louis le 27 du même mois, et commandeur de la Légion d'honneur le 17 août.

Au retour de l'Empereur de l'île d'Elbe, il suivit le roi et sa famille à la frontière, et ne prit aucun service pendant les Cent-Jours[2].

À la seconde Restauration, le 1er novembre 1815, le roi lui confia le commandement de la 4e compagnie des gardes du corps (Luxembourg), le nomma grand officier de la Légion d'honneur le 31 octobre même année, et le comprit, le 30 décembre 1818, dans le cadre de l'état-major général de l'armée.

Lieutenant-général par ordonnance du 25 avril 1821, le roi lui donna, le 30 janvier 1822, le commandement de la 19e[2] (ou 7e[3]) division militaire (Lyon), lui conféra le titre de vicomte, et lui accorda, le 23 mai 1825, la décoration de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.

Le général Paultre de Lamotte, qui avait conservé son commandement jusqu'aux journées de Juillet 1830, fut admis à la retraite le 28 août suivant.

Il est mort le 6 juin 1840 à Meaux (Seine-et-Marne).

Récapitulatifs Modifier

Titres Modifier

Le général adopta son neveu Pierre (1817-1893), officier d'artillerie, qui releva ses nom, armes et titres, par jugement du 2 juin 1840, avec confirmation royale des nom et titres du 19 février 1845[5].

Décorations Modifier

Legion Honneur GO ribbon Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon

Armoiries Modifier

Image Armoiries
Armes du baron Paultre de Lamotte et de l'Empire

Coupé le premier parti de sable au lion rampant d'argent, armé et lampassé de gueules, la [patte] sénestre appuyée sur une cuirasse aussi d'argent, et de gueules au signe des barons tirés de l'armée ; le deuxième d'azur à la licorne effrayée d'or.[7]

Heraldique couronne vicomte français
100px
Armes du vicomte Paultre de Lamotte

Coupé : au 1, de sable, au lion d'argent, la patte posée sur une cuirasse du même; au 2, d'azur, à une licorne saillante d'or.[8]

Hommages, honneurs, mentions Modifier

Un buste le représentant est conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon[9]

Notes et références Modifier

  1. « Notice no 000PE008440 », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5, 2,6 et 2,7 Fastes 1844, p. 329.
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3, 3,4, 3,5, 3,6, 3,7 et 3,8 S.H.A.T. 7 Yd 988.
  4. « 89-Yonne », sur lesapn.forumactif.fr (consulté le 20 mars 2012), p. 4
  5. 5,0 et 5,1 Roglo 2012.
  6. Léonore LH/2071/40.
  7. 7,0 et 7,1 Archives nationales BB/29/966, p. 387.
  8. Rietstap 1884.
  9. « Notice no 000SC025634 », base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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Bibliographie Modifier

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