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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Potier.
Pierre-Jacques de Potier
Pierre Jacques Potier
Origine Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Allégeance Flag of France République française
Flag of France Empire français
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Maréchal de camp
Années de service 17961830
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Campagne d'Espagne (1823)
Commandement 3e Chasseurs à cheval
Chasseurs de France
Chasseurs à cheval de la Garde
1re br. de la div. du Haut-Ebre (1823)
Distinctions Légion d'honneur
(Commandeur)
Ordre de Saint-Louis
(chevalier)

Pierre-Jacques, comte (de) Potier (Metz, 7 mars 1780Châlette-sur-Loing (Loiret), 2 mai 1840), est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Pierre-Jacques Potier naquit à Metz, le 7 mars 1780, d'une famille, selon Courcelles, « déjà illustrée par ses services dans l'armée, et dans les hautes fonctions de l'administration[1] ». Néanmoins, les généalogies modernes[2],[3] nous permettent de dire qu'il n'était pas issu de la famille Potier.

Potier entra au service, le Année invalide (an IV), comme hussard dans le 8e régiment, où il fut fait brigadier, le Année invalide (an VI) ; fourrier, le Année invalide (an VII) ; maréchal-des-logis-chef, le Année invalide (an IX) ; sous-lieutenant de la compagnie d'élite, le Année invalide (an X), et lieutenant de la même compagnie, le Année invalide (an XIII).

Il fit les campagnes de 1797 et 1798, à l'armée d'Helvétie ; celles de 1799, 1800 et 1801, à l'armée du Danube ; celles de 1803 et 1804, sur les côtes de l'Océan, et enfin celles de 1805 et 1806, à la Grande Armée d'Allemagne. Il fut blessé, le Année invalide (an XIV)[4] (13 octobre 1805, atteint d'un coup de feu à l'épaule droite, et d'un coup de sabre à la tête) dans une reconnaissance, près de Memmingen.

Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à Eylau le 8 février 1807, il devint aide-de-camp du général de division Bourcier, inspecteur général de cavalerie, le 1er mars suivant ; fit, en cette qualité, la campagne de Pologne, et fut promu au grade de capitaine, le 1er juin de la même année.

Il fit les campagnes de 1808 et partie de celle de 1809, en Espagne, et obtint le grade de chef d'escadron, le 13 février 1809.

Il fit la seconde partie de la campagne de 1809 à la Grande Armée d'Allemagne, et passa, avec son grade de chef d'escadron, dans le 25e régiment de chasseurs à cheval, le 3 septembre de la même année. Il fit avec ce régiment la campagne de Russie (1812), et se distingua dans toutes les affaires auxquelles son régiment eut occasion de prendre part. À la tête de 50 chevaux seulement, il pénétra, le premier de toute la cavalerie française, dans la ville de Krasnoï ; et, par une charge très-hardie, il y facilita l'entrée de deux compagnies de voltigeurs et d'infanterie de ligne. Le 7 septembre, à la bataille de la Moskowa, il rétablit et forma deux fois son régiment au milieu de l'infanterie russe ; et, après avoir enfoncé 2 bataillons, il le reconduisit la charge sur la cavalerie ennemie : quoique blessé aux reins, il ne quitta pas son poste[5]. Aux affaires de Krasnoï et de la Moskowa, il eut trois chevaux tués sous lui... Dans cette même campagne, le colonel Potier commanda, outre son régiment, la 10e brigade de cavalerie légère, depuis le 7 septembre jusqu'au 18 octobre. Une « garde d'honneur » ayant été organisée à Bohr, sous le nom d'escadron sacré, pendant la retraite de Russie, avec les officiers supérieurs de diverses armes, le colonel Potier fut fait brigadier de la 3e compagnie de cette même garde. L'Escadron sacré fut dissout à Wilna.

En 1813, il fut promu au grade de major par décret impérial du 17 juillet ; fit la campagne de cette année, à la grande-armée d'Allemagne, et y eut le commandement d’un régiment provisoire de hussards, faisant partie du 3e corps de cavalerie. Il reçut deux coups de sabre, le 22 août, à l'affaire de Gross Beeren, sous Berlin, où il culbuta et sabra, avec 2 escadrons du 4e régiment de hussards, un régiment de hussards suédois : il eut un cheval tué sous lui dans cette affaire. Il fut blessé d'un coup de lance à l'affaire de Jüterbog, le 7 septembre. L'armée effectuant sa retraite sur le Rhin, après la perte de la bataille de Leipzig, le colonel Potier commanda 500 chevaux à l'arrière-garde, où il se distingua en plusieurs occasions, et particulièrement à l'affaire de Hochheim, le 3 novembre.

Il fut nommé colonel du 3e régiment de chasseurs à cheval, le 6 du même mois, et fit en cette qualité la campagne de France (1814). Il fut mis colonel « à la suite » du même régiment, le 22 octobre 1814, par l'effet de l'incorporation de plusieurs régiments dans le 3e de chasseurs, et de la rentrée en France du colonel de ce corps, qui sortait alors des prisons de l'ennemi.

En 1815, pendant « l'invasion de Buonaparte en France[6] », le colonel Potier rejoignit « l'armée royale[6] » à Gand, le 6 mai. Il fut nommé, le 15 juin suivant, colonel du corps royal des chasseurs de France, et devint colonel des chasseurs à cheval de la Garde royale, avec rang de maréchal-de-camp, le 7 septembre de la même année.

Il fut confirmé dans le grade de maréchal-de-camp, par décision ministérielle du 21 novembre 1817, pour prendre rang au 6 du même mois, conformément à l'ordonnance royale du 5 novembre 1816 : cette promotion lui conserva le commandement des chasseurs à cheval de la Garde royale.

Affecté à l'armée des Pyrénées (1823), il commandait la 1re brigade de la division du Haut-Ebre du corps d'occupation en Espagne lors de l'expédition d'Espagne.

Le comte Potier a été nommé légionnaire, le 20 août 1809 ; officier de la même Légion, le 25 août 1814 ; chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 26 octobre suivant, et commandeur de l'ordre royal de la Légion d'honneur, le 18 mai 1820. Louis XVIII l'a nommé gentilhomme honoraire de sa chambre, le 22 avril 1821.

Mort au Lancy, commune de Châlette-sur-Loing (Loiret), le 2 mai 1840, il fut inhumé dans le cimetière communal (la sépulture n'existe plus de nos jours).

Récapitulatifs Modifier

Carrière Modifier

Titre et honneursModifier

Décorations Modifier

Rubans des décorations
Legion Honneur Commandeur ribbon Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon ESP Laureada pasador

Ascendance & postérité Modifier

Pierre Jacques de Potier était le fils aîné du légitime mariage de Jean-Jacques (de) Potier (né en 1755), écuyer, officier d'intanterie puis commissaire des guerres aux Trois-Évêchés et commissaire ordonnateur[8], chevalier de Saint-Louis[9]et de Marie-Anne de Baillivy.

  • Il avait quatre frères et une sœur :
  1. Jacques-Charles, baron de Potier (1782-1859), colonel de gendarmerie, commandeur de la Légion d'honneur[10] ;
  2. Philippe de Potier (1783-1806), maréchal des logis ;
  3. Adélaïde Colette de Potier (née en 1792), mariée (21 octobre 1818) avec Ferdinand Lallement de Saint-Amand ;
  4. Louis Nestor de Potier (1795-1871), général de brigade[11], commandeur de la Légion d'honneur[12], marié (le 22 décembre 1834, La Villedieu-du-Clain), avec Aménaïde de Lastic Saint-Jal (1808-1880), fille de Charles, comte de Lastic Saint-Jal (1764-1848), dont une fille ;
  5. Jacques Victor de Potier (1797-1845), chef de bataillon ;
  • Pierre Jacques de Potier épousa, le 11 août 1819, Marie-Catherine-Louise Claveau (née en 1799). Ensemble, ils eurent:

Notes et références Modifier

  1. Courcelles 1823, p. 422.
  2. « Pierre-Jacques de Potier », sur roglo.eu (consulté le 5 février 2012)
  3. Pierfit, « Pierre Jacques de POTIER », sur gw4.geneanet.org (consulté le 5 février 2012)
  4. 4,0 et 4,1 Léonore LH/2206/59.
  5. Courcelles 1823, p. 423.
  6. 6,0, 6,1 et 6,2 Courcelles 1823, p. 424.
  7. Mazas 1861, p. 154.
  8. Révérend 1905, p. 415.
  9. Mazas 1861, p. 211.
  10. « Notice no LH/2206/40 », base Léonore, ministère français de la Culture
  11. Côte S.H.A.T. : 8 Yd 3 343.
  12. « Notice no LH/2206/54 », base Léonore, ministère français de la Culture
  13. Côte S.H.A.T. : 7 Yd 1 552 et 8 Yd 3 675 (vide).
  14. « Notice no LH/2206/34 », base Léonore, ministère français de la Culture
  15. Révérend 1905, p. 415.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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