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Philippe-Gabriel
de Marmier
Fonctions
Député de la Haute-Saône à la Chambre des représentants
12 mai 1815 – 1 juin 1815
(Démission)
Élection 12 mai 1815
Législature Flag of France Empire français (Cent-Jours)
Membre de la Chambre des pairs
2 juin 1815 – 13 juillet 1815
Monarque Napoléon Ier
Législature Flag of France Empire français (Cent-Jours)
Député des Vosges à la Chambre des députés
21 août 1828 – 31 mai 1831
Élection 21 août 1828
Réélection 23 juin 1830
Législature Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France : IVe
Flag of France Royaume de France : Ire
Groupe politique Opposition
Député de la Haute-Saône à la Chambre des députés
23 juillet 1831 – 8 juillet 1845
Élection 5 juillet 1831
Réélection 21 juin 1834
4 novembre 1837
2 mars 1839
9 juillet 1842
Législature Flag of France Royaume de France :
Groupe politique Majorité ministérielle
Successeur Alfred de Marmier
Biographie
Date de naissance 20 juin 1783
Lieu de naissance Château de Ray-sur-Saône[1]
Date de décès 8 juillet 1845 (à 62 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Flag of France Française
Enfants Alfred de Marmier
Profession Officier général (Garde nationale)
Résidence Château de Ray-sur-Saône
Pair des Cent-Jours
Liste des députés de la Haute-Saône
Liste des conseillers généraux de la Haute-Saône
Liste des députés des Vosges

Philippe-Gabriel, duc de Marmier, né au Château de Ray-sur-Saône[1], 20 juin 1783, mort à Paris le 8 juillet 1845), est un homme politique français.

Biographie Modifier

« Fils posthume de messire Charles-Philippe-Emmanuel-Appolinaire, comte de Marmier-Ray, mestre de camp en second au régiment de cavalerie Royal-Lorraine, et de dame Madame Gabrielle-Marie-Elisabeth Constantin, marquise de la Lorie[2] », gendre du duc de Choiseul, Philippe-Gabriel de Marmier émigra à la Révolution avec sa famille[2].

Premier Empire Modifier

Il rentra en France à l'époque du Consulat, devint chambellan de l'empereur Napoléon Ier (21 décembre 1809[3]) et fut créé comte de l'Empire le 22 octobre 1810[2].

En décembre 1813, alors que les frontières de la France étaient menacées, il mit sur pied une légion de volontaires qui participa activement à la défense de Huningue jusqu'au 19 avril 1814. Sa conduite lui mérita les éloges de Napoléon, en présence de la cour : l'Empereur, lui passant autour de la taille un baudrier avec son sabre lui prononca ces mots, inscrits au château de Ray[3] :

« Le pays peut être fier d'un tel homme, il s'est conduit comme un héros[3]. »

Le comte de Marmier reprit du service pendant les Cent-Jours et fut promu colonel le 22 août 1815[3].

Le 12 mai 1815, il fut élu[4] représentant à la Chambre des Cent-Jours, par l'arrondissement de Gray, contre Jean-Baptiste Quirot[5] ; mais il donna peu après sa démission, ayant été nommé pair le 2 juin 1815[2].

Restauration française Modifier

La seconde Restauration le laissa d'abord sans emploi[2], annulant son avancement au grade de colonel[3] que la monarchie de Juillet lui rendit le 31 mai 1832[3].

Il succéda à son beau-père, le 14 février 1819, comme colonel de la 1re légion de la garde nationale de Paris (qu'il commanda jusqu'en 1822)[6] et devint conseiller général de la Haute-Saône[2], où il était déjà maire de Ray-sur-Saône[3].

Royaliste modéré, avec des idées libérales, il fit une opposition discrète au gouvernement des Bourbons, et, candidat à la députation dans le 1er arrondissement électoral de la Haute-Saône (Gray), le 25 février 1824, il échoua[7] contre Brusset, et ne fut pas plus heureux[8] le 17 novembre 1827 contre le député sortant, Claude Joseph Lambert Brusset ; huit jours plus tard, le 24 novembre, il échoua encore au grand collège du département[9], contre Joseph de Villeneuve-Bargemont[10],[2].

Il ne fut élu que le 21 août 1828[11], dans le collège de département des Vosges, lors de l'élection partielle motivée par l'invalidation en bloc de tous les élus des 17 et 24 novembre 1827. Il fit de l'opposition au ministère Polignac, vota l'adresse des 221[2], et fut réélu, dans le même collège, le 23 juin 1830[12].

Monarchie de Juillet Modifier

Il se rallia au nouveau pouvoir et vit son mandat successivement renouvelé dans le 2e collège de la Haute-Saône (Jussey)[2] :

  1. le 5 juillet 1831, par 104 voix (162 votants, 190 inscrits), contre 56 à Georges Genoux-Prachée ;
  2. le 21 juin 1834, par 92 voix (156 votants, 199 inscrits), contre 50 voix à M. Bésenet, candidat légitimiste ;
  3. le 4 novembre 1837, par 118 voix (182 votants, 217 inscrits) ;
  4. le 2 mars 1839, par 119 voix (180 votants, 221 inscrits) ;
  5. le 9 juillet 1842, par 121 voix (183 votants, 225 inscrits).

Il ne cessa de faire partie des majorités ministérielles, approuva les lois de septembre 1835 et de disjonction, soutint le ministère « du 15 avril » (Molé II), vota[2] :

Le 13 août 1830, il redevint colonel de la 1re légion de la garde nationale de Paris, conserva ces fonctions jusqu'en 1844, et fut alors nommé général de brigade commandant les gardes nationaux du département de la Seine[6],[3].

Il serait entré à la Chambre des pairs le 5 juillet 1845[réf. à confirmer][3], mais mourut le 8 juillet suivant et fut inhumé au château de Ray-sur-Saône[3]. Son fils, Alfred de Marmier le remplaca à la Chambre le 9 août suivant[2].

Le duc de Marmier, commandeur de la Légion d'honneur[1], était, au moment de son décès. à la tête d'une fortune considérable et possédait, dans le canton de Fresne-Saint-Mamès, 3 000 hectares de terres et de forêts[3].

Son épouse, Jacqueline Béatrix Gabrielle Stéphanie (Paris, 24 février 1782 - Paris, 13 mars 1861), « dame du palais[13] » ou « dame d'honneur[3] » (1810-1814) de l'impératrice Marie-Louise lui a donné une descendance qui subsiste[3]. « Les Marmier seront, dans la sidérurgie de Haute-Saône, une puissance régionale[14] ».

Le buste (marbre, hauteur : 0.71, 1848) du Duc de Marmier portant la croix de la Légion d'honneur, par Henri-Frédéric Iselin, est conservé au musée Georges-Garret de Vesoul[15].

Distinctions Modifier

Titres Modifier

La transmission des rang, titre et qualité de pair du royaume dont était revêtu Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul (1760-1838), duc de Choiseul à son gendre, Philippe-Gabriel, marquis de Marmier, fut autorisée par ordonnance royale du 15 mai 1818 (bull. 278, n°. 6446[17]). Elle prit effet par lettres patentes du 30 mars 1839, mais sans la pairie, l'hérédité de la pairie ayant été abolie[18].

Décorations Modifier

Legion Honneur Commandeur ribbon Ordre de la Couronne de Fer Chevalier ribbon Officer Ordre de Leopold

Armoiries Modifier

Image Armoiries
100px Armes de la Famille de Marmier

De gueules, à une marmotte d'argent[19].

Blason modèle fr Armes parlantes Armes parlantes (MarmotteMarmier.).


100px Armes des Marmier (branche « de Choiseul »)

Écartelé: aux 1 et 4, De gueules, à une marmotte d'argent (de Marmier) ; aux 2 et 3, de Choiseul[19].

Armes du comte de Marmier et de l'Empire

Écartelé au premier des comtes officiers de notre maison ; au deuxième de gueules à la marmotte debout d'argent (de Marmier) ; au 3e de gueules à la roue d'argent ; au quatrième d'azur à la croix d'or cantonnée de vingt b[e]llettes (billettes) du même (de Choiseul) et chargée d'un écusson d'argent à la croix ancrée de gueules (Stainville)[16].

French heraldic crowns - duc v2
100px
Grandes armes des Marmier (branche « de Choiseul »)

Écartelé: au 1, de gueules, à une escarboucle de huit rais d'or, pommetés et fleuronnés du même (Ray); au 2, d'or, à la bande de gueules, chargée de trois fleurs-de-lis d'argent (du Châtelet); au 3, d'or, à la bande vivrée d'azur, (de La Baume Montrevel); au 4, d'azur, à la croix d'or cantonnée de vingt billettes du même (de Choiseul), la croix chargée en cœur d'un écusson d'or à la croix ancrée de gueules (Stainville). Sur le tout gueules, à une marmotte d'argent (de Marmier)[19].

Notes et références Modifier

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 « Notice no LH/1747/24 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. 2,00, 2,01, 2,02, 2,03, 2,04, 2,05, 2,06, 2,07, 2,08, 2,09 et 2,10 Robert & Cougny 1891, p. 275.
  3. 3,00, 3,01, 3,02, 3,03, 3,04, 3,05, 3,06, 3,07, 3,08, 3,09, 3,10, 3,11, 3,12, 3,13 et 3,14 Choffat, Thiébaud & Tissot-Robbe 2006, p. 181.
  4. Avec 96 voix (108 votants}.
  5. 8 voix.
  6. 6,0 et 6,1 Bouvier 1998-2012, p. Marmier.
  7. Avec 84 voix contre 177 à l'élu
  8. Avec 102 voix, contre 118 à l'élu.
  9. Avec 40 voix.
  10. 62 voix.
  11. Par 210 voix (262 votants, 303 inscrits).
  12. Par 211 voix (255 votants).
  13. 13,0 et 13,1 Roglo 2012.
  14. 14,0 et 14,1 Lambert-Dansette 2001, p. 101.
  15. Iselin 1848, p. Buste.
  16. 16,0, 16,1 et 16,2 Archives nationales BB/29/968, p. 66.
  17. Courcelles 1822, p. 61.
  18. Velde 2005, p. Lay peers.
  19. 19,0, 19,1 et 19,2 Rietstap 1884.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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