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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Janvier (homonymie) et La Motte.
Louis Eugène
Janvier de La Motte
Fonctions
Maire de Juvardeil
18741884
Conseiller général du canton de Châteauneuf-sur-Sarthe
18741884
Député de Maine-et-Loire
8 mars 187627 octobre 1881
Élection 5 mars 1876
Réélection 14 octobre 1877
Gouvernement IIIe République
Législature Chambre des députés :
Ire Législature
IIe Législature
Successeur Léonce Pierre Gabriel de Terves
Biographie
Dynastie Famille Janvier de La Motte
Date de naissance 23 août 1849
Lieu de naissance Verdun (Meuse)
Date de décès 1er janvier 1894 (à 44 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Flag of France Française
Parti politique Appel au peuple
(Bonapartiste)
Union républicaine
Père Eugène Janvier de La Motte
Profession Fonctionnaire
Liste des conseillers généraux de Maine-et-Loire
Liste des députés du Maine-et-Loire

Louis Eugène Janvier de La Motte (Verdun (Meuse), 23 août 1849Paris, 1er janvier 1894), est un homme politique français du XIXe siècle.

Biographie Modifier

Fils aîné d'Eugène Janvier de La Motte (1823-1884), Louis Eugène Janvier de La Motte débuta de très bonne heure dans la vie publique. Conseiller général de Maine-et-Loire dès l'âge de 25 ans, pour le canton de Châteauneuf-sur-Sarthe (1874), et maire de Juvardeil (Maine-et-Loire), il commença par faire une vive opposition au gouvernement de la IIIe République[1], et se présenta aux élections législatives de 1876 comme candidat bonapartiste à la Chambre des députés.

Il fut élu, le 5 mars, au scrutin de ballottage, député de Segré[2], contre M. de Teyves[3], légitimiste.

Il prit place au groupe de l'Appel au peuple, vota avec la droite pour le gouvernement du Seize-Mai, tout en se prononçant coutre la royauté du droit divin[1], et obtint sa réélection, le 14 octobre 1877, [4], contre M. Robert[5].

Après la mort du prince impérial (1879), M. Janvier de La Motte fils montra une tendance marquée à se rapprocher de la gauche opportuniste[1]. En février 1879, il fut l'un des deux membres de la droite de la Chambre qui votèrent pour le projet de loi d'amnistie partielle présenté par le gouvernement, et le seul conservateur qui vota, le 13 mars suivant, pour les poursuites contre les ministres des cabinets des 16 mai et Année invalide (1877 en France). En juillet, son évolution fut définitive : M. Janvier de la Motte fils rompit avec les « impérialistes » et s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine[1].

La discussion des lois Ferry qu'il soutint de son vote et de sa parole, lui fournit l'occasion d'expliquer à la tribune son changement de ligne politique, et ses opinions furent dès lors conformes à celles de la majorité républicaine[1].

Aux élections du 21 août 1881, M. Janvier de la Motte fils échoua, comme candidat républicain, avec 6 421 voix contre 7 688 à l'élu, M. de Terves[1].

Il fut dédommagé de cet échec, le 23 janvier 1882, par une place de percepteur de 1re classe à Paris. Louis Janvier de La Motte qui avait dès lors abandonné la politique fit carrière dans l'administration des finances[6]. Il devint receveur, mais n'en continua pas moins à exercer ses mandats de maire de Juvardeil et de conseiller général de Châteauneuf-sur-Sarthe[6].

Il mourut dans sa 45e année.

Vie familiale Modifier

Fils aîné d'Eugène Janvier de La Motte (Angers, 27 mars 1823 - Paris, 27 février 1884), préfet, député de l'Eure, officier de la Légion d'honneur (26 décembre 1861)[7], né de son premier mariage (8 septembre 1848 à Angers) Marie Louise Gabrielle, fille d'Édouard François Loré, conseiller à la cour d'appel d'Angers, Louis Eugène Janvier avait un frère cadet, Édouard Ambroise Henri Janvier de La Motte (Angers, 2 octobre 1852 - Paris IXe, 24 mai 1905), avocat et auteur dramatique, chevalier de la Légion d'honneur (11 août 1900)[8].

Louis Eugène Janvier de La Motte épousa, le 5 mai 1877, Marie Jeanne (1855-1904), fille de Robert Henry Herbert (en) (1791-1862), 12e comte de Pembroke. Ils divorcent le 2 décembre 1887, sans avoir eu d'enfants[9].

Notes et références Modifier

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4 et 1,5 Rober & Cougny 1890, p. 401.
  2. Par 7 315 voix (13 326 votants, 16 435 inscrits).
  3. 5 911 voix.
  4. Par 10 582 voix (13 013 votants, 17 116 inscrits).
  5. 1 828 voix.
  6. 6,0 et 6,1 Jolly 1960.
  7. « Notice no LH/1353/98 », base Léonore, ministère français de la Culture
  8. « Notice no LH/1353/97 », base Léonore, ministère français de la Culture
  9. Roglo 2012.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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