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Marquis de Juigné
Image illustrative de l'article Liste des seigneurs, barons, puis marquis de Juigné (Maine)
Armes de la Famille Le Clerc de Juigné : D'argent, à la croix de gueules, bordée-engrêlée de sable et cantonnée de quatre aigles du même, becquées et armées du second.

Image illustrative de l'article Liste des seigneurs, barons, puis marquis de Juigné (Maine)

Création 17 mars 1762[1]
Abrogation 1951
Premier titulaire Jacques Gabriel Louis Le Clerc de Juigné
Dernier titulaire Jacques Auguste Marie Le Clerc de Juigné
Résidence officielle Château de Verdelles
Château de Juigné-sur-Sarthe
Château du Bois-Rouaud

Juigné-sur-Sarthe fut le chef-lieu d'un fief, dans le comté du Maine, connu depuis le XIIIe siècle.

La seigneurie, annexée au château de Juigné-sur-Sarthe, porta successivement le titre de châtellenie, puis celui de baronnie, après son union avec la châtellenie de La Champagne-Hommet[Où ?], par lettres patentes de décembre 1615, lequel titre fut transféré ensuite sur la-dite terre et seigneurie de Juigné, par lettres patentes de 1647. Le fief fut érigé en marquisant, le (17 mars 1762[1]), au profit de Jacques Gabriel Louis Le Clerc de Juigné.

Généralités Modifier

Mathurin (ou Macé II) de Quatre-Barbes est le premier seigneur de Juigné connu[2]. C'est lui qui, en 1290, assista le jeune Amaury III de Craon, l'un des quatre barons tenus de porter l'évêque d'Angers sur leurs épaules, lors de son intronisation, ce que ne pouvait faire cet enfant, qui revendiquant néanmoins ce privilège, se tint auprès de son remplaçant.

Cette terre passa de la famille de Quatrebarbes, dans celle de Poussin, puis dans celle de Lessillé, par le mariage de Thiéphanie Poussin avec Nicolas de Lessillé[2]. Jean Lessillé, issu de ce mariage, étant mort sans enfants, de même que Pierre Poussin, frère de Thiéphaine, qui avait épousé Jeanne, dame de La Chartre et de Marçon.

Colas Leclerc, issu de Roland Leclerc (vivant vers la fin du XIIIe siècle, du temps de Philippe-le-Bel), qui avait épousé une sœur cadette de Thiéphaine et de Pierre Poussin, succéda à Jean Lessillé son cousin germain dans les terres et seigneureries de Juigné, Coulennes (en Loué), de La Motte d'Arthésé, d'Hierré (en Tassé) et de La Nouillère. Colas Leclerc, en 1480, était aussi seigneur pour moitié, de la châtellenie de Milon, en Amné[3].

René II Le Clerc[4], seigneur de Juigné et de Verdelles, acquit, en 1600, de la maison de Maillé-Bénéhart, la châtellenie de Champagne (Champagne-Hommet, à Avoise), alors annexée à la terre de Verdelles-en-Poillé, En récompense de ses services, la châtellenie de Champagne fut érigée en baronnie en 1615[5].

Son fils, Georges Le Clerc de Juigné[4], fut autorisé à réunir sa terre de Juigné à celle de Champagne et obtint leur érection en baronnie par lettres patentes de l’an 1647, enregistrées au bureau des finances de Tours, en la sénéchaussée d'Anjou, 28 juin et 26 novembre 1680[6],[4]. Il fit ensuite transférer ce titre sur la terre de Juigné qui en devint le chef-lieu.

Château de Verdelles (Poillé-sur-Vègre, 1862).jpg

Le château de Verdelles

(Poillé-sur-Vègre) en 1862.

Le château de Verdelles, le « plus curieux de ceux du Maine[3] », par ses belles sculptures du style de la renaissance, qu'habitaient les premiers seigneurs de Juigné, du nom de Leclerc, comme on le voit par un aveu rendu par « Jarri » Leclerc, en 1668, fut probablement abandonné par eux lorsqu'ils eurent fait bâtir celui actuel de Juigné.

Un arrêt du conseil d'État, du 24 octobre 1751, défend à la dame de Juigné, de percevoir aucun droit de péage sur la Sarthe et autres rivières, dans l'étendue de la baronnie de Champagne : cette dame imposait les bestiaux chargés, qui traversaient le territoire de la seigneurie de Juigné et de Champagne réunis.

Le roi Louis XVIII attacha la pairie héréditaire au titre du marquis de Juigné en faveur de Charles Philibert Gabriel Le Clerc (son neveu l'a perdue, à défaut d'avoir prêté le serment, prescrit par la loi du 30 août 1830, à la monarchie de Juillet). « Par l'ordonnance royale qui assigne le rang et la qualité de chaque pair, la branche de cette maison, qui est en possession de la pairie, a le titre légal de marquis. Les autres branches ont dans les actes publics et brevets de nos rois le titre de comte de Juigné[7] ».

La terre de Juigné, dont quelques parties ont été vendues pendant la Révolution française, continua d'appartenir à la famille Leclerc de Juigné jusqu'au milieu du XXe siècle, date à laquelle elle passa aux Durfort Civrac de Lorges.


Les possesseurs de la terre de Juigné Modifier

  • En gras, les seigneurs de Juigné ;
  • ∞ : Union.
Blason fam fr Quatrebarbes.svg

Blason de la famille de Quatrebarbes : De sable à la bande d'argent accompagnée de 2 cotices de même[8].

  • Mathurin (ou Macé II) Quatrebarbes (vers 1250 † après 1294 - Mée), seigneur de La Rongère (à Saint-Sulpice (Mayenne)), seigneur de La Membrolle, de La Touche-Gelé, de Valière, de La Guillionnière, de Juigné, de La Chapelle-Craonnaise et de Chateauneuf ;
  • Jean Ier Quatrebarbes, seigneur de La Membrolle, seigneur de La Touche-Quatrebarbes (à La Membrolle), seigneur de Juigné ;

Notes et références Modifier

  1. 1,0 et 1,1 Borel d'Hauterive 1849, p. 296.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Pesche 1829, p. 564.
  3. 3,0 et 3,1 Pesche 1829, p. 565.
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Viton de Saint Allais 1817, p. 79.
  5. Fingonnet 2004.
  6. Lainé 1818, p. 194.
  7. Lainé 1818, p. 195.
  8. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (I & II), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 [lire en ligne] 
  9. 9,0 et 9,1 Le Paige 1777, p. 438.
  10. Amaury IV de Craon, seigneur de Sablé-sur-Sarthe, institue Jean Lessillé, écuyer, seigneur de Juigné, l'un de ses quatre exécuteurs testamentaires. Jean Lessillé à son tour, par son testament ci-après, ordonne dix messes, pour Amauri.
  11. Roglo 2012, p. …de Juigné.
  12. Jean Lessillé et Catherine la Gallière, son épouse, furent enterrés dans l'église de Saint-Martin de Sablé en 1384. Il fit son testament le 11 novembre 13822, par lequel il augmente le revenu des curés de Nôtre-Dame et de Saint-Martin de Sablé, il fit aussi des legs aux curés de Juigné, d'Artezé et de Malicorne ; le tout à la charge de Divin Service : il donna aussi une maison, située au faubourg de Saint-Nicolas de Sablé, pour faire une aumônerie à héberger les pauvres.
  13. En 1441, un seigneur de Juigné, Roland Leclerc ou Colas son fils, fit partie des gentilshommes angevins et manceaux qui se réunirent pour courir au secours des habitans de Cossé-le-Vivien, assiégés dans leur église par les Anglais.
  14. Testa le 13 avril 1418.
  15. Viton de Saint Allais 1817, p. 77.
  16. Annales d'Anjou, par Bourdigné
  17. Anne de Mellay était la fille aînée de Guillaume de Mellay , écuyer, seigneur de Verdelles, et de Marie du Chastelet et de Bernay
  18. Fille de François d'Auteville, Louise d'Auteville était, selon Viton de Saint-Allais, « d'illustre maison, descendante de Rollon, premier duc de Normandie, issu du sang des rois de Danemarck ». Néanmons, s'il s'agit d'une branche de la puissante famille de ce nom, rois de Sicile, etc, il nous manque environ six générations pour les relier....
    Le fief de Hauteville en question ici (dont les ruines du château se dressent tristement, ayant été incendié accidentellement en 1922) est situé à Charchigné (Mayenne)... loin du fief des normands futurs régnants en Sicile...
  19. Renée de Champagne était la fille de Pierre III (1480-1529), seigneur de Champagne, de Pescheseul, du Bailleul, de La Mothe-Achard, de Parcé et d'Avoise, baron du Maine, conseiller d'État, ambassadeur extraordinaire en Angleterre, chambellan et de Anne de Fromentières, dame de Beaumont-la-Ronce ( † 1540).
  20. Viton de Saint Allais 1817, p. 78.
  21. Madelaine Affagard était d’une ancienne famille noble, fille de Greffin Affagard ( ca 1490-ca 1557), seigneur de Courteilles, et de Françoise Auvé, dame de Loisail. Elle se remaria, le 29 mai 1566 à Colombières, avec Antoine de Lenfernat (ca 1535-1606), seigneur de Villiers-Au-Perche, dont postérité.
  22. Georges Le Clerc avait épousé, le 12 septembre 1633, Elisabeth des Noues (° 7 mai 1615 - Saumur), laquelle lui apporta en dot la [baronnie] de La Lande en Poitou. Elle était la fille de Jacques des Noues, marquis de La Tabarière, baron de Sainte-Hermine, et d'Anne de Mornay, fille du célèbre du Plessis-Mornay, et de Charlotte Arbaleste (des vicomtes de Melun).
  23. Henriette était la fille de Gabriel de La Lande de Machecoul (1601-1660), seigneur de Vieillevigne (Loire-Atlantique), et de Rocheservière et de Renée d'Avaugour (1605-1672), dame de Kergroix et du Bois-Rouaud
  24. Louise-Henriette de Crux était la fille d’Antoine de Crux, chevalier, marquis de Corboyer, et de Louise (de La Lande) de Machecoul
  25. Marie-Gabrielle Le Cirier de Neufchelles était la fille Léon Le Cirier ( † 1733), maquis de Neufchelles, seigneur d'Hénonville, maréchal des camps et armées du Roy, gouverneur de Sainte-Menehould, lieutenant des gardes du corps du roi, chevalier de Saint-Louismarquis de Neufchelles, et de Marie-Louise Le Menestrel de Hauguel.
  26. « Notice no LH/1531/27 », base Léonore, ministère français de la Culture
  27. Della Sudda 2012.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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