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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lecamus et Camus.
Jean Lecamus
Baron de Moulignon
Surnom Camus
Origine Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Allégeance Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Flag of France République française
Flag of France Empire français
Flag of France Empire français (Cent-Jours)
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17791781
1792 - 1815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement Vienne (Autriche)
Seine-et-Marne
Distinctions Légion d'honneur
(Commandant)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Autres fonctions Maire de Saint-Fargeau (Seine-Marne)

Jean Lecamus, dit « Camus », baron de Moulignon[1] (° 7 avril 1762 - Aubusson (province de la Marche, aujourd'hui dans le département de la Creuse) † 5 août 1846 - Andlau, Bas-Rhin), est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Guerres révolutionnaires Modifier

Soldat le 7 juillet 1779 dans le régiment de Beauvoisis (57e d'infanterie), il fit les campagnes de 1780 et 1781 en Corse, obtint son congé le 11 juin 1781 et fut élu, le 3 septembre 1792, sergent-major au 4e bataillon de Paris (108e demi-brigade).

Capitaine-quartier-maître de ce bataillon le 19 septembre 1792, il partit pour l'armée de la Moselle, devint adjoint aux adjudans-généraux de l'armée du Rhin le 25 avril 1793, et fut nommé, par le représentant du peuple Merlin, chef de bataillon devant Mayence le Année invalide (an III).

Adjudant-général chef de brigade à l'armée de Rhin-et-Moselle le 25 prairial de la même année, il vint à l'armée de l'Intérieur à la fin de Année invalide (an IV), présida en l'an V le 1er conseil de guerre de la 17e division militaire à Paris, rejoignit l'armée du Danube en Année invalide (an VII) en qualité de chef d'état-major de l'avant-garde, et employé par le général Ney dans plusieurs circonstances difficiles, il s'acquitta toujours fort habilement des différentes missions qui lui furent confiées. Il se trouva chargé de l'attaque de la tête de pont du Mein, dans la nuit du Année invalide (an VIII), qui précéda la prise de Mannheim.

À cette même époque, chef d'état-major de la 2e division de l'armée du Rhin le 21 prairial, il se rendit à Boulogne à la fin de Année invalide (an XI) pour prendre le commandement des troupes embarquées sous les ordres de l'amiral Latouche-Tréville : il était sur la canonnière n°7 aux affaires des 16 et 28 thermidor, lors de l'attaque et du bombardement de la flottille.

Inscrit sur le tableau des adjudants-commandants le 15 thermidor, et envoyé en cette qualité dans la 12e division militaire le Année invalide (an IX), il fut appelé le 28 pluviôse à l'état-major du ministre de la Guerre, le suivit sur les côtes le 18 vendémiaire et prit le 14 pluviôse le commandement du grand quartier-général des camps, formant l'armée des côtes de l'Océan.

Guerres napoléoniennes Modifier

Officier de la Légion d'honneur à la promotion du 25 prairial de la même année, et commandant de l'Ordre, après la campagne d'Austerlitz, le Année invalide (an XIV), il fut promu au grade de général de brigade le 1er mars 1806 et servit en Autriche (1805), en Prusse (1806) et en Pologne (1807) en qualité d'aide-major-général jusqu'à la paix de Tilsitt.

Il remplit les mêmes fonctions à l'armée d'Espagne en novembre 1808, retourna en Allemagne (1809) à l'ouverture de la campagne de Wagram, commanda la ville de Vienne (Autriche) depuis le 26 mai 1809 jusqu'à l'évacuation de cette capitale par les troupes françaises, revint en Espagne le 15 janvier 1811 en qualité de chef d'état-major de l'armée du Nord, prit après la bataille de Vitoria le commandement d'une brigade de la division Taupin, à la tête de laquelle il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, et fut renversé de cheval en essayant de débloquer Pampelune le 28 juillet.

Autorisé par l'Empereur à rentrer en France pour y donner des soins à sa santé, le 3 août, il put rejoindre le 2e corps de la Grande Armée comme chef d'état-major le 6 janvier 1814, et reçut un coup de biscaïen dans le genou droit à Craonne le 7 mars.

Restauration et Cent-Jours Modifier

Le gouvernement royal le mit en non-activité le 15 juillet et le créa chevalier de Saint-Louis le 19 ; mais au retour de l'île d'Elbe, il eut, le 29 mars 1815, le commandement du département de Seine-et-Marne, qu'il conserva jusqu'au 1er août, époque à laquelle il rentra de nouveau dans ses foyers.

Compris comme disponible dans le cadre de l'état-major général, il fut admis à la retraite le 1er janvier 1825.

Le baron de Moulignon fut élu maire de Saint-Fargeau (Seine-Marne) en 1831.

État de service Modifier

Titres Modifier

Distinctions Modifier

Rubans des décorations
Legion Honneur Commandeur ribbon Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon 682px Ribbon of the Military Order of Merit of Württemberg
Flagge Königreich Württemberg Royaume de Wurtemberg :

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH
Blason à dessiner
Armes du baron de Moulignon et de l'Empire

Parti d'or et de sable; au chevron de l'un en l'autre, accompagné, sur l'or, d'un anneau d'azur, sur le sable, d'un anneau d'or; au comble d'azur chargé de deux étoiles à cinq raiz d'argent; quartier des barons militaires brochant sur le tout.[3],[4],[2]

Union et postérité Modifier

Jean Lecamus épousa, le 7 août 1797 à Paris (contrat de mariage passé devant Me Chambette, notaire à Paris), Andréanne Ract Madoux[5] (° 17 mars 1764 - Chevron (Savoie) † 14 mai 1835 - château de Vincennes) , fille de Pierre François Ract Madoux (1720-1790), égrège[6], notaire ducal à Chevron et de Marguerite Cornuty (1712-1764).

Notes et références Modifier

  1. Moulignon est un lieu-dit de Saint-Fargeau-Ponthierry.
  2. 2,0 et 2,1 Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, 1894 [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] 
  3. 3,0 et 3,1 « BB/29/966 page 101. », Titre de baron de Moulignon, accordé par décret du 19 mars 1808, à Jean Le Camus. Bayonne (2 juillet 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  4. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  5. Andréanne Ract Madoux était veuve d'Edme-Siclet Lamy, libraire et marchand de papier à Paris. De cette première union, elle avait eu une fille.
  6. « ÉGRÈGE, adj., masc, titre ou qualité qu'on donnait quelquefois dans les actes du XVe siècle à un homme d'un grand savoir, et d'une grande probité ; il accompagnait ordinairement celui de noble, ou de magnifique. »

    — Nicolas Nicolas Viton de Saint-Allais, Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Paris, 1816 [lire en ligne] 

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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