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Les grands offices de la couronne de France étaient des offices de gouvernement attribués par le roi de France au Moyen Âge et à l’Époque moderne. Ces offices virent leur nombre et leur nature varier grandement au cours de l'histoire de la monarchie française.

Sous les Mérovingiens, les officiers de la couronne furent le maire du palais, les ducs ou gouverneurs des provinces, les comtes ou gouverneurs des villes, les comtes du palais, le comte de l'étable qui devint le connétable, le référendaire qui se transforma en chancelier, le chambrier ou chambellan. Sous les Carolingiens s'ajoutèrent les offices de grand aumônier, de sénéchal, de grand échanson, de grand maréchal, de grand veneur et de fauconnier.

Ces différents grands offices furent transformés progressivement par les Capétiens. Les Valois-Angoulême entreprirent de réformer la Cour royale avec le Conseil du Roi et les grands offices pour donner une plus grande efficacité à leurs actions.

Henri III fixa leur nombre par les lettres patentes du 3 avril 1582. Ils furent modifiés ensuite par Henri IV, puis, en 1626, par Louis XIII, et enfin, en 1689, par Louis XIV.

Tous ces offices étaient à la disposition du roi, n’étant ni héréditaires ni vénaux. Toutefois les dignitaires étaient nommés à vie, excepté le garde des sceaux.

Les grands offices du temps d'Henri IIIModifier

Dans l’ordre hiérarchique, fixé par une déclaration d'Henri III de 1582, on trouve :

  1. le connétable de France, responsable des écuries royales, puis des armées ; dignité supprimée en 1626 à la mort du dernier porteur de ce titre, le pouvoir important qu'il octroyait à son propriétaire pouvant faire ombrage au roi ;
  2. le chancelier de France, responsable du scellage et de l'expédition des actes royaux, puis chef de la justice ; le chancelier avait comme suppléant le garde des sceaux de France, qui assurait tous les devoirs du chancelier en cas de disgrâce de celui-ci ;
  3. le grand maître de France, responsable de la maison du roi pour sa partie civile ;
  4. le grand chambellan de France, responsable de la chambre du roi ;
  5. l’amiral de France, responsable des affaires maritimes ; dignité supprimée en 1627 et recréée en 1669 ;
  6. les maréchaux de France, dignitaires militaires et chefs de facto de l’armée après la suppression de l’office de connétable ;
  7. le grand écuyer de France, responsable de l'écurie royale ;
  8. le grand maître de l’artillerie, responsable de l’artillerie, des sièges et de l’approvisionnement en armes ; cette charge a été érigée en grand office de la couronne par Henri IV en 1601 et supprimée par Louis XV en 1755 ;
  9. le grand voyer de France, responsable des routes royales, des alignements, des places, de l’embellissement des villes ; cette charge a été érigée en grand office de la couronne par Henri IV pour Sully en 1599 et réunie en 1626 au Bureau des finances[1].

Les autres grands officesModifier

Les Grands Officiers de la Couronne sont à distinguer des officiers de la Maison du Roi. Seuls trois grands officiers de la Maison du Roi étaient aussi grands officiers de la couronne : le grand maître, le grand chambellan et le grand écuyer.

Cependant, un certain nombre d’offices de la cour du roi hérités de l’époque médiévale sont considérés a posteriori comme des grands offices de la couronne :

  1. le sénéchal de France, chef de la maison royale et des armées ; dignité supprimée en 1191 ;
  2. le grand chambrier de France, chef de la chambre du roi ; dignité supprimée en 1545 ;
  3. le grand bouteiller de France, qui supervise l’administration des vignobles du domaine royal ;
  4. le grand échanson de France, qui gère l’approvisionnement en vin de la cour ;
  5. le grand panetier de France, qui dirige l’approvisionnement en pain de la cour ;
  6. le grand queux de France, qui supervise les cuisines de la cour.

Les trois derniers offices ne sont pas toujours inclus dans la liste des grands offices de la couronne.

Notes et références Modifier

  1. Édit qui crée l’office de grand voyer de France et délimite ses attributions. Le grand voyer a « autorité et superintendance sur tous les voyers établis » créés par offices dans différentes villes.

Bibliographie Modifier

  • Sous la direction de Lucien Bély - Dictionnaire de l'Ancien régime - Presses universitaires de France - Paris - 2003 - ISBN 9782130540335

Liens externes Modifier

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