FANDOM


Félix d'Arjuzon
200px
Hippolyte Flandrin (1809–1864), Portrait de M. le comte d'Arjuzon[1], 1841, Musée national du château de Compiègne

Fonctions
Maire de Louye
 ? – 1852
Conseiller général de l'Eure
Député de l'Eure
29 mars 18524 septembre 1870
Élection 29 février 1852
Réélection
Législature Corps législatif (Second Empire) :
Coalition Majorité dynastique
Biographie
Dynastie Famille d'Arjuzon
Nom de naissance Félix Jean François Thomas d'Arjuzon
Date de naissance 28 avril 1800
Lieu de naissance Paris
Date de décès 24 septembre 1874 (à 74 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Père Gabriel d'Arjuzon
Résidence Château de Louye
Liste des conseillers généraux de l'Eure
Liste des députés de l'Eure

Félix Jean François Thomas, comte d'Arjuzon (Paris, 28 avril 1800Paris, 24 septembre 1874), est un homme politique français du XIXe siècle.

Biographie Modifier

D'une ancienne famille noble originaire des environs d'Arjuzanx[2], Félix Jean François Thomas est le fils de Gabriel d'Arjuzon (1761-1851)[2], premier chambellan de Louis Bonaparte roi de Hollande, comte de l'Empire, pair des Cent-Jours et de la Restauration, « grand-officier » de l'ordre de la Réunion, de celui de la Couronne de Hollande et du mérite civil de Bavière et officier de la Légion d'honneur. Grâce aux relations que son père continue à entretenir avec Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais, il devient très tôt l'ami de Louis-Napoléon[2].

Gentilhomme de la Chambre du roi[3] Charles X à la fin de la Restauration, il refuse de succéder à son père démissionnaire de la pairie peu après l'avènement de Louis-Philippe Ier[2]. Sous la monarchie de Juillet, il se contente d'exercer le mandat de conseiller général de l'Eure débute modestement dans la carrière politique comme conseiller général du canton de Montfort (Eure)[3], département dans lequel il possède de vastes propriétés[2]. Très riche (il est un gros actionnaire de la Banque de France), il vit de ses rentes[2].

Rallié au gouvernement du Prince-Président, il accepta d'être son candidat officiel au Corps législatif, le 29 février 1852, dans la 3e circonscription de l'Eure[3]. « Facilement élu[2] »,[n 1], contre M. d'Osmoy, candidat de l'opposition[n 2], Félix d'Arjuzon conserve la confiance des électeurs, et est successivement réélu par la même circonscription[3] :

Il « s'associa, comme membre de la majorité, à tous les actes du règne[3] » de Napoléon III. Très effacé, il siège fidèlement dans la majorité comme dans celle du conseil général de son département[2]. Devenu chambellan de l'Empereur en janvier 1853, il rapporte aux Tuileries le détail du déroulement des séances du Palais-Bourbon, ce qui explique que de nombreux députés, y compris parmi les partisans du régime, le tiennent en suspicion[2].

Fichier:Félix Jean François Thomas, comte d'Arjuzon.jpg

En janvier 1861, il devient chambellan honoraire et est remplacé à la Cour par le deuxième de ses quatre fils, Georges, ancien lieutenant d'infanterie pendant la campagne de Crimée[2]. Officier de la Légion d'honneur (13 août 1861[3]), de Léopold de Belgique, de l'ordre royal de Wurtemberg et de Saint-Grégoire-le-Grand, Félix d'Arjuzon se retire de la vie politique à la chute du Second Empire[2].

Postérité Modifier

  • Le 25 juin 1826 (Paris), il avait épousé Caroline Isabelle (1808-1849), fille de Jacques Louis Étienne de Reiset, ancien receveur général des finances nommé régent de la Banque de France. Par ce mariage, il devenait le beau-frère du général-baron de Beurnonville, pair de France mais aussi de Jules Reiset, son futur collègue au Corps législatif[2]. De son épouse, il eut[4] :
    • Gabriel (1831-1859) ;
    • Georges Jacques Marie[5] (Louye (Eure), 11 novembre 1834 - Paris, 9 avril 1900), 3e comte d'Arjuzon, officier de la Garde, chambellan de l'Empereur (janvier 1861 - 4 septembre 1870), chevalier de la Légion d'honneur[réf. à confirmer][4], chevalier de l'ordre du Médjidié[6], marié, le 26 mai 1859 à Paris, avec Valentine Cuvelier (née en 1839), dont :
      • Caroline (Paris, 10 mars 1861 - Paris, 13 juillet 1918), religieuse : chanoinesse (1906) ;
      • Louis Napoléon Marie Jules (Paris, 23 mars 1863 - 20 février 1941), 4e comte d'Arjuzon, capitaine au 12e régiment de cuirassiers, officier de la Légion d'honneur (11 juillet 1920)[6], marié avec Mary Maddington (née en 1866), dont :
        • Renée (née le 21 juin 1897 à Paris), mariée le 22 juillet 1919 à Paris, avec Guillaume Marie Victor, baron Reille (né en 1891), propriétaire exploitant, dont postérité ;
      • Henriette (née en 1865), mariée avec Jacques Albert de Voize (1849-1910), secrétaire d'ambassade, puis avec avec Louis Marie Pierre d'Alvimare de Feuquières (1850-1919) ;
      • Félix Henri Marie Joseph (Paris, 9 mars 1869 - Paris 5 janvier 1957), 5e comte d'Arjuzon, marié, le 24 juillet 1900 à Verrières-le-Buisson (Essonne), avec Louise Marie Thérèse Lévêque de Vilmorin (1873-1967), dont
        • Un fils, marié, dont postérité ;
        • Une fille, mariée, dont postérité ;
    • Paul (né en 1840).

Remarié avec Clara Flandin en avril 1862, il entrait ainsi dans une autre famille parlementaire, celle de Louis-Hugues Flandin, ancien représentant de Seine-et-Oise à la Constituante et à la Législative et conseiller d'État du Second Empire, du fils de celui-ci, Anatole, député bonapartiste du Calvados (1876-1881) et du petit-fils, Ernest, député du Calvados (1902-1932)[2].

Information icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Distinctions Modifier

Titres Modifier

Décorations Modifier

Rubans des décorations
Officier de la Légion d'honneur Officier de l'ordre de Léopold Chevalier de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand

Hommage, honneur, mention, etc... Modifier

De par sa fonction de chambellan, on retrouve le comte d'Arjuzon sur plusieurs œuvres dépeignant la cour du Second Empire, dont :

</div>


Armoiries Modifier

Image Blasonnement
Heraldique couronne comte français.svg
100px
Armes du comte d'Arjuzon

D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois fers de dard du même, la pointe en haut[10],[11],[12],[4].

Notes et références Modifier

  1. Avec 26 071 voix sur 29 975 votants et 48 830 inscrits.
  2. 2 766 voix.
  3. Avec 27 093 voix sur 33 121 votants et 46 323 inscrits
  4. 5 399 voix.
  5. Par 20 833 voix.
  6. 4 939 voix.
  7. Par 14 826 voix.
  8. 8 212 voix.
  9. 1 541 voix.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie Modifier

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Erreur de script

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard