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Félix Le Peletier d'Aunay
200px
Fonctions
Drapeau de l'Empire français Empire français
Préfet du Tarn-et-Garonne
25 novembre 1808mars 1813
Prédécesseur Création du département
Successeur Louis Bouvier-Dumolart
Préfet d'Eure-et-Loir
12 mars 181325 mars 1813
Prédécesseur Jean François Marie Delaître
Successeur Antoine Louis Rouillé-Dorfeuil
Préfet de la Stura
25 mars 18131814
Prédécesseur Antoine Louis Campan
Successeur Disparition du département, chute de l'Empire
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Royaume de France
Député à la Chambre
(Seine-et-Oise)
17 novembre 182728 juillet 1830
Élection 17 novembre 1827
Réélection 12 juillet 1830
Drapeau français Royaume de France
Député à la Chambre
(Seine-et-Oise)
5 juillet 183124 février 1848
Élection 5 juillet 1831
Réélection 21 juin 1834
4 novembre 1837
2 mars 1839
9 juillet 1842
1er août 1846
Drapeau français République française
Député à l'Assemblée législative
(Seine-et-Oise)
13 mai 18492 décembre 1851
Biographie
Nom de naissance Louis Honoré Félix Le Peletier d'Aunay
Date de naissance 10 avril 1782
Lieu de naissance Paris
Date de décès 16 janvier 1855 (à 72 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de France France
Parti politique Majorité ministérielle
(1827-1830)
Majorité gouvernementale
(1830-1848)
Droite
(1830-1848)
Diplômé de École militaire d'Auxerre
Profession Haut-fonctionnaire
Signature 200px
Liste des préfets napoléoniens

Louis Honoré Félix, baron Le Peletier d'Aunay10 avril 1782 - Paris16 janvier 1855 - Paris) est un homme politique français du XIXe siècle.

Auditeur au conseil d'État et préfet napoléonien, il fut depuis neuf fois député et vice-président de la Chambre durant 6 sessions.

Biographie Modifier

Né d'une famille noble apparentée au philosophe de Maistre, et petit-fils d'un ancien premier président à mortier au Parlement de Paris, Louis Honoré Félix Le Peletier d'Aunay fut élève de l'École militaire Page d'aide sur l'homonymie d'Auxerre, et, en l'an XIV, garde d'honneur de la ville de Paris.

Conseil d'État et carrière préfectoraleModifier

Il avait été nommé auditeur au conseil d'État le 11 mars 1806 avec le soutien du général Clarke.

Auditeur près les ministres des Finances et du Trésor public et la section des finances de 1806 à 1808, il est également rattaché à la commission des pétitions en 1808.

Il passe ensuite en service extraordinaire et fut nommé (25 novembre 1808) pour administrer, en qualité de préfet, le département nouvellement créé de Tarn-et-Garonne, de 1809 à 1812. En 1810, il se fait remarquer par son opiniâtreté à refuser, dans les courriers officiels, de donner aux ministres le titre de « Monseigneur ». L'affaire sera soumise à l'Empereur par Montalivet. À la suite de ce recours, le jeune préfet dut obtempérer[1].

Il accède cependant à l'auditorat de première classe en 1812. Il ne changea de préfecture qu'en mars 1813, nommé le 12 à celle d'Eure-et-Loir et le 25 à celle de la Stura, sur une appréciation favorable de Montalivet.

Chevalier de Malte et chevalier de la Légion d'honneur (1813), baron de l'Empire du 9 janvier 1810, il rentra dans la vie privée en 1814, et combattit le gouvernement de la Restauration dans les rangs de l'opposition constitutionnelle.

Député sous la Restauration... Modifier

Le 17 novembre 1827, il entra au parlement.

Élu[2] député du 3e arrondissement de Seine-et-Oise (Montfort-l'Amaury), contre le marquis de Bouthillier[3], il se rallia au cabinet Martignac, qui le fit conseiller d'État. Il vota contre les « Ultras », et fut, sous le cabinet Polignac, des 221.

...la Monarchie de Juillet... Modifier

Il obtint sa réélection[4], le 12 juillet 1830, contre le comte Laugier[5], adhéra à la monarchie de Louis-Philippe, et fut encore réélu[6], le 5 juillet 1831, cette fois par le 6e collège de Seine-et-Oise (Rambouillet), contre M. Arrighi de Padoue[7].

M. Lepelletier d'Aunay siégea dans la majorité conservatrice, avec laquelle il vota le plus souvent. En certaines circonstances, toutefois, il se rapprocha, comme son ami Royer-Collard, de la fraction la plus modérée de l'opposition. Le 21 avril 1832, il s'opposa à une demande d'appel nominal, par la raison que « cet appel n'aurait d'autre objet que de jeter l'inquiétude dans les familles de ceux qui n'y répondraient pas. »

Réélu[8], le 21 juin 1834, contre M. d'Albert de Luynes[9], et M. Arrighi de Padoue[10]. Il n'approuva pas les lois de septembre (1835) ni la loi de disjonction.

Par contre, il se montra favorable au ministère Molé, sollicita avec succès le renouvellement de son mandat, qu'il obtint[11], les 4 novembre 1837 et 2 mars 1839[12]. Il se prononça pour la dotation du duc de Nemours, à l'occasion du mariage de ce dernier avec la princesse Victoire, pour le recensement général des propriétés imposables, etc. Il opina cependant pour l'adjonction des capacités au cens électoral, et pour l'incompatibilité de certaines fonctions publiques avec le mandat de député.

Réélu[13], le 9 juillet 1842, contre M. Vidal[14], M. Lepelletier d'Aunay devint, dans cette législature, vice-président de la Chambre. Il suivit la même politique que précédemment, et observa à l'égard du ministère Guizot une neutralité plutôt bienveillante. Il s'abstint dans le scrutin sur l'indemnité Pritchard.

... et à l'Assemblée nationale législative Modifier

La révolution de Février 1848 interrompit la carrière politique de M. Lepelletier d'Aunay.

Il fut rappelé à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, par les électeurs conservateurs de Seine-et-Oise, le 7e sur 10[15]. Il y fit partie de la majorité monarchiste, vota pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, soutint la politique de l'Elysée jusque et y compris le coup d'État du 2 décembre 1851, et fit partie de la Commission consultative.

Le 29 février 1852, sans s'être porté candidat, il obtint dans la 4e circonscription de Seine-et-Oise, lors des élections au Corps législatif, 917 voix, tandis que Adolphe Delapalme, désigné comme candidat officiel par le gouvernement, était élu par 14 742 suffrages et qu'un autre candidat, M. Thil, en obtenait 2 674.

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
100px Armes de la famille Le Peletier
Le Peletier (de Rosanbo) 
D'azur à la croix pattée d'argent chargée en cœur d'un chevron de gueules, accosté de deux molettes d'éperon de sable, et en pointe, d'une rose de gueules.[16]
Le Peletier de Saint-Fargeau 
D'azur, à la croix pattée alésée d'argent, ch. d'un chevron de gueules, accosté de deux molettes de sable et acc. en pointe d'une rose d'or.[17].
Ou 
Écartelé: aux 1 et 4, d'azur, à la croix pattée d'argent, ch. en cœur d'un chevron de gueules et en pointe d'une rose du même, boutonnée d'or, ledit chevron accosté de deux molettes (6) de sable sur la traverse de la croix (le Peletier); aux 2 et 3, d'argent, au lion de sable, lampassé et couronné d'or (Mesgrigny).[17]
Orn ext baron de l'Empire CLH.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Le Peletier d'Aunay et de l'Empire (décret du 3 décembre 1809, lettres patentes du 9 janvier 1810, Paris)[18].

Écartelé au premier et quatrième d'azur à la croix pattée d'argent ; chargée d'un chevron de gueules entre deux molettes de sable, soutenu d'une rose de gueules, boutonnée d'or, au deuxième et troisième d'argent au lion de sable, lampassé de gueules ; franc quartier des barons pris dans le Conseil d'État.[18]

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

  1. Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, p. 18-19 novembre 1816 
  2. Par 139 voix (241 votants, 283 inscrits).
  3. 97 voix.
  4. Par 194 voix (288 votants, 334 inscrits).
  5. 89 voix.
  6. Avec 291 voix (368 votants, 447 inscrits).
  7. 66 voix.
  8. Par 229 voix (309 votants, 411 inscrits).
  9. 37 voix.
  10. 22 voix.
  11. Avec 208 voix (284 votants, 423 inscrits).
  12. Avec 238 voix (335 votants).
  13. Par 207 voix (294 votants, 423 inscrits).
  14. 68 voix.
  15. Par 45 395 voix (96 950 votants, 139 436 inscrits)
  16. (en) François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 18 février 2000 (consulté le 1er mai 2011)
  17. 17,0 et 17,1 Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (I & II), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 [lire en ligne] 
  18. 18,0, 18,1 et 18,2 « PLEADE CHAN », sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le 29 avril 2011)

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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