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Charles Olivier de Saint-Georges
Titre 4e Marquis de Vérac
(17531828)
Prédécesseur François Olivier de Saint-Georges de Vérac
Successeur Anne Louis Joseph César Olivier de Saint-Georges de Vérac
Arme Infanterie
Cavalerie
Années de service 1757
Commandement Régiment des grenadiers de France
Régiment Royal dragons
Conflits Guerre de Sept Ans
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Biographie
Dynastie Famille de Saint-Georges[1]
Origine Modèle:Poitou
Naissance 10 octobre 1743
Château de Couhé-Vérac
Décès 28 octobre 1828 (à 85 ans)
Père François Olivier de Saint-Georges de Vérac
Mère Elisabeth Marie de Riencourt
Conjoint Marie Charlotte Joséphine Sabine de Croÿ d'Havré

Blason fam fr Saint-George (de)

Charles-Olivier de Saint-Georges, 4e marquis de Vérac (Château de Couhé-Vérac, 10 octobre 174328 octobre 1828), est un militaire et diplomate français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Charles-Olivier de Saint-Georges naquit le 10 octobre 1743, au château de Couhé-Vérac, en Poitou. Son père, son aïeul, son bisaïeul avaient été lieutenants généraux de cette province, « où sa famille occupa le premier rang, et il était destiné à l’être lui-même[2] » : il fut nommé, dès l'âge de 10 ans, à cette fonction[3].

Carrière militaire Modifier

En 1757, il entrait au service dans les mousquetaires, et en 1761, il entrait en campagne, au milieu de la guerre de Sept Ans, en qualité d’aide de camp de Louis-Ferdinand de Croÿ, duc d'Havré, dont il avait épousé la fille à l’âge de seize ans. Il se distingua par sa valeur à l’armée, y fut blessé au bras dans la journée de Willinghausen par le même boulet qui tua le duc d’Havré, son beau-père ; et « en récompense de ses valeureux services[2] », il obtint le brevet de colonel « à la suite » de l'infanterie en 1763, et fut nommé en 1767, colonel du régiment des grenadiers de France.

En 1770, il fut promu au grade de mestre de camp, lieutenant du régiment Royal dragons[3], et, bientôt après, reçut la croix de chevalier de Saint-Louis. La carrière militaire était alors le début de toute la noblesse, et l’on ne voyait aucun diplomate qui n’eût d’abord porté l’épée. Mais la diplomatie était la carrière pour laquelle le marquis de Vérac se sentait le plus de goût et d’aptitude.

Diplomatie Modifier

En 1772, il fut envoyé en qualité de ministre plénipotentiaire à la cour de Hesse-Cassel ; puis en 1774, à la cour de Danemark ; puis en 1779, à celle de Saint-Pétersbourg, « qui avait pris depuis quelque temps une place importante dans les affaires de l’Europe[2] ». Il avait rapporté de cette cour de Russie, encore nouvelle alors, des renseignements, des récits et des peintures de mœurs et d’événements qui le rendirent fort intéressant à son retour, « car il excellait à raconter[2] ». Du reste, les archives diplomatiques conservent la preuve de l’application qu’il avait mise à découvrir, défendre, prévoir pour l’avenir les intérêts de la France dans ce lointain et puissant empire qui s’élevait[2].

Il en fut rappelé en 1781[4], et fut nommé ambassadeur en Hollande, et transporté des quais de la Néva aux rives du Zuyderzée, où la tâche fut différente et peu facile entre « les deux nuances gouvernementales[4] » qui divisaient les Provinces-Unies. Il n’hésita pas à se prononcer contre l’agrandissement et la consolidation de la maison d'Orange, que l’Angleterre et la Prusse soutenaient, et il ne craignit pas d’agir auprès des États généraux pour retirer au stathouder le gouvernement de La Haye, ce que la cour de France désapprouva et ce qui fut l’occasion de son rappel.

« Son indépendance et sa conviction ne voulurent point s’effacer devant ce qu’il regardait comme l’intérêt de la politique française. Qui peut blâmer de pareils sentiments[4] ? »

— Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne

Il resta quatre ans sous la remise, selon l’expression du temps, et en 1789, il fut chargé d’aller remplacer M. de Vergennes en Suisse, en qualité d’ambassadeur.

Après les journées de juin 1791, qui avaient ramené de Varennes le roi captif à Paris, le marquis de Vérac envoya sa démission, partit pour Lindau, d’où successivement il se rendit à Venise, Florence, et revint à Ratisbonne ; mais dès le premier jour il avait été inscrit sur la liste des émigrés, et par conséquent toutes ses propriétés furent confisquées et vendues, ses châteaux démolis, ses titres brûlés, « tout son mobilier fut mis au pillage ; en un mot, tout ce qu'il possédait en France devint la proie de la fureur révolutionnaire[3] ».

Il rentra en France en 1801, après sa radiation de la liste des émigrés, et y vécut dans la retraite, jusqu’à ce qu’en 1814 « les destinées de la France y ramenassent ses anciens rois[4] ». Louis XVIII reconnut alors la fidélité et les services du marquis de Vérac, maréchal de camp depuis 1781[3], en l’élevant au grade de lieutenant général en 1816[3]. Le roi Louis XVIII, dès 1814, avait bien voulu lui rendre les « grandes entrées » de la cour[4], que le roi Louis XVI lui avait accordées en 1779[3].

Le marquis de Vérac, retiré de la vie active, consacra ses dernières années à sa famille et à une société intime dont il faisait le charme par son esprit et ses souvenirs. Il « termina sa carrière » le 28 octobre 1828.

Armoiries Modifier

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la croix de gueules ; aux 2 et 3, fascé ondé enté d'argent et de gueules de six pièces (de Rochechouart).[1],[5],[6]

Ascendance & postérité Modifier

Charles Olivier de Saint-Georges était le fils de François Olivier de Saint-Georges (1707-1753), marquis de Vérac et Elisabeth Marie de Riencourt.

Notes et références Modifier

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 Courcelles 1827, p. 236.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3 et 2,4 Michaud 1843, p. 129.
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3, 3,4 et 3,5 Michaud 1819, p. 497.
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Michaud 1843, p. 130.
  5. Rietstap 1884.
  6. Popoff 1996, p. 62 & 77.
  7. 7,0 et 7,1 Michaud 1843, p. 131.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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Chronologie Modifier

Charles Olivier de Saint-Georges de Vérac
Blason fam fr Saint-George (de)
Naissance : 10 octobre 1743 Décès : 28 octobre 1828
Titre de noblesse
Précédé par
François Olivier de Saint-Georges de Vérac
4e Marquis de Vérac
(1753–1828)
Suivi par
Anne Louis Joseph César Olivier de Saint-Georges de Vérac
Fonctions militaires
Précédé par
Joseph-Alexandre de Falcoz de La Blâche
Mestre de camp du régiment Royal dragons
(1770–1776)
Suivi par
Armand-Louis de Gontaut-Biron
Fonctions diplomatiques
Précédé par
Guillaume-Simon de Brosseronde
Flag of Denmark
Ambassadeur de France au Danemark
(1774-1777)
Suivi par
Antoine-Bernard Caillard (pl)
Précédé par
Jacques-Gabriel-Louis Leclerc, marquis de Juigné
Flag of Russia
Ambassadeur de France en Russie
(1780-1784)
Suivi par
Louis-Philippe, comte de Ségur
Précédé par
Frédéric-Antoine-Marc, comte d'Andlau de Hombourg
Prinsenvlag
Ambassadeur de France près les Provinces-Unies
(1784-1787)
Suivi par
François-Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest

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