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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charette.
Charles de Charette de La Contrie
Baron de La Contrie
Origine Flag of France République française
Allégeance Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Drapeau armée vendéenne 2 Vendéens
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Drapeau armée vendéenne 2 Vendéens légitimistes
Arme Cavalerie
Grade Colonel
Années de service 18141832
Conflits Insurrection royaliste de 1815
Insurrection légitimiste de 1832
Commandement Cuirassiers de Berry
(4e régiment)
Distinctions Légion d'honneur
Ordre de Saint-Louis
Ordre de Malte
Autres fonctions Pair de France
(1823-1830)
Famille Charette de La Contrie

Blason fam fr Charette de La Contrie

Charles-Athanase-Marie[1] de Charette, baron de La Contrie, né le 14 janvier 1796 à Nantes, mort le 10 mars 1848 au château de La Contrie, à Couffé, est un officier de cavalerie, membre de la Chambre des pairs.

Biographie Modifier

Charles Athanase Marie de Charette de La Contrie naquit le 24 nivôse an IV à 7 heures du matin au domicile de sa mère situé à Nantes, rue Girardon[2],[3]. De fait de la disparition prématurée de son père, Louis de Charette, et de la participation active de ce dernier aux guerres de Vendée, la naissance de son fils Athanase ne fut déclarée à Nantes que le 23 thermidor an IV. L'enfant aurait été tenu sur « les fonts de baptême par S. A. R. Monsieur, [aujourd'hui] S. M. Charles X.[4] »

Neveu du célèbre général vendéen, et fils d'un ancien lieutenant au régiment du Viennois tué dans la guerre de Vendée, il entra dans les gardes du corps du Roi à la Restauration (16 juin 1814[2]).

Pendant les Cent-Jours, Charette prit part au soulèvement dans l'Ouest sous M. d'Andigné. L'insurrection fut « matée[2] » par le général-comte Jean-Maximilien Lamarque et l'officier vendéen y avait perdu son frère cadet, Ludovic, mortellement blessé à Aizenay (20 mai, il succomba le 31).

À la seconde Restauration, Charette fut nommé chef d'escadron[5] des chasseurs de Vendée[6] (24 janvier 1816[2]), puis lieutenant-colonel aux chasseurs de la Garde du roi (octobre 1821[2]). Il fut promu à la pairie par ordonnance royale du 23 décembre 1823[5].

Après son mariage, en 1827 avec Mlle de Vierzon, fille naturelle du duc de Berry née en Angleterre, il passe au 5e régiment de dragons (30 decembre[2]). Il fut nommé colonel des cuirassiers de Berry (4e régiment) le 27 décembre 1829[2].

En 1830, il accompagna en exil la famille royale, mais revint secrètement en France (juin 1831) pour préparer un mouvement dans l'Ouest. Charette accompagna le duchesse de Berry dans sa tentative malheureuse de 1832 d'une restauration au profit de son fils, le comte de Chambord : il se battit en juin « au Chêne-en-Vieille-Vigne[7] » pour empêcher la jonction de deux « armées[2] » (ou plutôt 2 compagnies, soit environ 400 hommes) gouvernementales.

Après cet échec et « devant l'inutilité de la lutte[5] », il accompagne la duchesse à Nantes qu'il laisse seule, et s'embarque. Il est alors condamné à mort par contumace[2].

Fichier:Château de La Contrie 2.jpg

Il habita Lausanne jusqu'à l'époque où le gouvernement de Juillet lui permit de rentrer en France (1841[2]), et se retira à La Contrie (Couffé), où il mourut.

On a de lui :

  • Quelques mots sur les événements de la Vendée en 1832 (1840) ;
  • Réponse au marquis de Goulaine (1840) ;
  • Journal militaire d'un chef de l'Ouest (1842).

Titres Modifier

Distinctions Modifier

Legion Honneur Chevalier ribbon Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon Order of St. Giovanni of Gerusalem-Rhodes-Malta BAR

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Orn ext Baron-pair CLH
Blason fam fr Charette de La Contrie
Armes du baron de Charette de La Contrie, pair de France

D'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointes de 3 merlettes aussi de sable, becquées et pattées du même, posées 2 et 1.[9]

  • Devise : « Dieu et le Roy » ;
  • Supports : deux sauvages au naturel armés de massues.

« Les armoiries actuelles sont définies par les lettres de collation du titre de baron (1823) et le règlement de pairie (1824). A cette occasion, il fut d’ailleurs nécessaire de faire rectifier les lettres de pairie, qui par erreur, disaient « 3 merlettes posées 1 et 2 » au lieu de « 3 merlettes posées 2 et 1 ». Quoi qu’il en soit, les textes de 1823-1824 et le rectificatif ultérieur créent pour la famille l’obligation de s’écarter, sur aucun point, des honneurs qui lui ont été octroyés. »

— Maurice de Charette, Les 16 quartiers[9]

Ascendance et postérité Modifier

Athanase Charles de Charette était le fils cadet de Louis-Marin Charette[15],[16] (17 avril 1759 - Couffé, 2 mars 1796), seigneur de La Contrie, et de Marie-Jeanne Louise Loisel (ou Loaisel) (1765-1846), dame de La Tourmissinière. Son père, ancien lieutenant au régiment du Viennois, meurt de ses blessures reçues à la bataille des Brouzils.

Le 16 juin 1827, à Paris Ier (ancien)[17],[18], Athanase Charles épouse Louise de Bourbon, comtesse de Vierzon (19 décembre 1809 - Londres, 26 décembre 1891 - Château de La Contrie, Couffé), fille naturelle de Charles Ferdinand d'Artois (1778-1820), duc de Berry et d'Amy Brown (1783-1876).

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La descendance du baron de La Contrie compte parmi les familles subsistantes de la noblesse française. La famille Charette donna sept maires à la ville de Nantes au XVIIe siècle (d'où le nom de la rue nantaise : « Rue des Sept Maires Charette »), mais la branche des Charette de La Contrie, seule branche subsistante au XXIe siècle, ne descend directement d'aucun des maires[2].

Notes et références Modifier

  1. On trouve aussi Athanase Charles Marin de Charette de La Contrie
    Source 
    « Charles de Charette de La Contrie », sur gw1.geneanet.org (consulté le 19 octobre 2011)
  2. 2,00, 2,01, 2,02, 2,03, 2,04, 2,05, 2,06, 2,07, 2,08, 2,09, 2,10, 2,11, 2,12 et 2,13 « Athanase de Charette de La Contrie », sur roglo.eu (consulté le 19 octobre 2011)
  3. Aujourdhui « rue du Château », la rue Girardon dépendait de la paroisse Saint-Pierre de Nantes
  4. 4,0, 4,1 et 4,2 Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 12 vol. [détail des éditions] 
  5. 5,0, 5,1 et 5,2 « Charette de La Contrie (Athanase-Charles-Marie, baron de) » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]
  6. Didier Davin, Cyril Drouet, « SEHRI : Société d'Études Historiques Révolutionnaires et Impériales », De 1789 à 1815 ; Histoire militaire 1788 à 1816 ; La cavalerie légère ; Les chasseurs à cheval de la Vendée, sur sehri.forumactif.com (consulté le 19 octobre 2011)
  7. « Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée », BIB PC 16/29 - La dernière prise d'armes en Vendée (1832) / Capitaine Pierson, Athanase Gautret : Publication de deux témoignages et de notes sur des combats menés en juin 1832 contre les troupes de la duchesse de Berry, au village du Grand Chêne [Vieillevigne] et à la Pénissière [ou Pénissière de la Cour, à La Bernardière] -, sur recherche-archives.vendee.fr (consulté le 19 octobre 2011)
  8. 8,0 et 8,1 François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  9. 9,00, 9,01, 9,02, 9,03, 9,04, 9,05, 9,06, 9,07, 9,08, 9,09 et 9,10 « Cercle Charette, site de la famille Charette de la Contrie et de ses alliés », Armoiries et variantes, sur cercle-charette.com (consulté le 19 octobre 2011)
  10. « Loire-atlantique.fr - Culture - Portail > Blason - Blasons et familles », Bodard de la Jacopière (De) / Charrette (De), sur www.loire-atlantique.fr (consulté le 20 octobre 2011)
  11. Source : www.newgaso.fr
  12. 12,0, 12,1 et 12,2 « genealogie.com » (consulté le 20 octobre 2011)
  13. Les branches cadettes brisent d'un lambel de gueules.
    Source 
    Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 12 vol. [détail des éditions] 
  14. 14,0 et 14,1 Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (I & II), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 [lire en ligne]  et « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 14 octobre 2011)
  15. On trouve aussi Urbain Louis Marie Charette
  16. Louis-Marin Charette émigre et rejoint les officiers de son ancien régiment, qui ont formé une compagnie qui est intégrée dans l'armée de Condé. Il y demeure un an, dans les chasseurs nobles.
    En 1794, dans l'hypothèse d'un débarquement en Bretagne ou en Poitou, il part pour Londres. Il revient en Vendée à la fin de l'année où il commande la division du Poiré-sur-Vie, et faillit surprendre le conventionnel « Gaudin de Vendée » en juin 1795. En novembre suivant, il réussit à échapper à Jean-Pierre Travot, adjudant-général à l'armée de l'Ouest [...].
    Le 21 février 1796, au village de la Bégaudière, sur le territoire des Brouzils, Louis de Charette est grièvement blessé au cours de la bataille. Intransportable, il meurt sur place neuf jours plus tard.
    Source 
    « Louis-Marin Charette », sur roglo.eu (consulté le 19 octobre 2011)
  17. Les témoins sont :
  18. Le mariage religieux est célébré le 18 juin en l'église Saint-Louis-d'Antin à Paris. Quant au contrat de mariage, il est signé le 16 juin 1827.
  19. « Notice no LH/489/28 », base Léonore, ministère français de la Culture
  20. « Notice no LH/489/30 », base Léonore, ministère français de la Culture
  21. « Notice no 19800035/435/58153 », base Léonore, ministère français de la Culture
  22. « Notice no LH/489/29 », base Léonore, ministère français de la Culture
  23. « Notice no LH/489/31 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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